Les plaines anthracites

Je m’appelle Emeline JACQUES, j’ai 34ans. J’ai commencé ma carrière professionnelle dans le milieu de la chimie mais j’ai toujours été d’un naturel curieux. Je me suis passionnée pour la transformation fromagère il y a 7 ans en apprenant à faire mon fromage à la maison à partir du lait de la ferme. J’ai décidé de sauter le pas en faisant une reconversion professionnelle il y a trois ans.

Aujourd’hui après avoir fini mon cursus agricole, pris un peu d’expérience professionnelle dans le milieu, je monte mon projet d’élevage avec mon mari Raul DIAZ LARA.

N’étant pas du milieu agricole, le chemin n’a pas été facile mais après pas mal de recherche de foncier, la chambre d’agriculture nous a mis en relation avec Agglopolys (Agglomeration de Blois) afin de monter notre projet à la sortie de la zone d’activité des Sorbiers à Vineuil (41350). Nous nous tournons vers cette région car c’est un coin touristique que nous aimons beaucoup avec les nombreuses balades et châteaux. Nous voudrions développer l’accueil à la ferme ainsi que des évènements diversifiés en plus de l’élevage tels que des après-midi ludique ou des concerts de jeunes artistes tout en pratiquant l’agriculture paysanne.

Nous avons aujourd’hui récupéré une partie des brebis nomade de Cécile pour créer notre petit troupeau de brebis Manech tête rousse. Nous allons pouvoir commencer à petite échelle. Cela nous permet de nous installer à notre rythme. Nous voudrions accueillir nos premières chevrettes alpines idéalement début 2027 qui nous emmènerait à un début de production fromagère début mars 2028. Par la suite, nous voudrions prévenir le réchauffement climatique en incluant dans notre cheptel la chèvre murciano granadinas. C’est une chèvre peu commune en France. Elle est d’origine espagnole et produit un lait très riche qui va adoucir les fromages à l’affinage. De plus mon mari étant catalan, nous aurions un cheptel à notre image franco-espagnol. Élever nos animaux dès le plus jeune âge nous procure la possibilité de pouvoir prendre le temps de les habituer à leur futur dans le calme et sans stress. Cela permettra aussi au gens qui le souhaitent de pouvoir voir grandir nos espoirs de demain.

En terme de production, nous envisageons de produire des fromages lactiques de chèvre, de la feta, des tommes et des yaourts de brebis mais aussi des desserts lactés (crème aux œufs, crème dessert). Nous envisageons de valoriser le lactoserum avec l’engraissement de cochons plein airs. Nous voulons engraisser aussi nos chevreaux et nos agneaux afin de les valoriser et qu’ils ne soient pas considérer, comme beaucoup d’élevage, comme des déchets, tout cela dans le respect de la pousse de nos prairies.